Santé mentale des thérapeutes

Comment font les thérapeutes après le suicide d’un client

Ce matin, je fais une recherche d'informations sur la supervision. Et je tombe sur cette étude – dans Scientific Reports*. 

Point de départ : 117 psychothérapeutes allemands ont vécu le suicide d’un patient… pas simple.

Questions :

  • Comment vivre cet événement ?

  • Comment gérer notre deuil – en tant que professionnel ?

Observation de l’étude :

Des réactions aiguës immédiates existent ! Le Thérapeute a beau être formé, c’est un choc. Voilà les plus fortes réactions observées : 

  • le choc, 

  • le chagrin 

  • et l’incrédulité. 

MOI : “Bah ! ils ont oublié la culpabilité ! (celle de ne pas avoir fait assez…) C’est cette réaction qui m’aurait rongé. Mais bon, soit. Je ne suis pas Allemande.”

L’étude ajoute qu’à plus long terme, beaucoup rapportaient :

  • une sensibilité accrue aux signes suicidaires, 

  • davantage d’anxiété dans l’évaluation du risque.

  • Moi : “Voilà les premiers réflexes propices au burnout. Il est temps de demander une supervision, non ?”

Ils ont observé les effets de LA SUPERVISION. 

Moi : “Aaaah ! Ils m’ont entendu ! La supervision, c’est le point d’équilibre indispensable.”

La plupart des praticiens ont choisi d’être aidé :

  1. Par de la supervision : 59,5 % d’entre eux ont jugé ça utile ou très utile. 

  2. Par des échanges entre pairs : 79 % d’entre eux ont jugé ça utile ou très utile.

  3. En amenant leur expérience en étude de cas (supervision de groupe) : 58,2 % ont jugé ça utile ou très utile. 

Malgré les effets positifs de ces soutiens, 31 % d’entre eux n’ont demandé aucune supervision. Donc presqu’un tiers des praticiens continue comme si de rien n’était.

Ce qui paraît évident : 

La supervision devrait faire partie des métiers de l’accompagnement, psychothérapeute ou pas.
On sait que les métiers de l’accompagnants sont les premiers concernés par le burnout sévère — on abordera peut-être ce sujet dans un prochain mail. 

Pourquoi ?

De toute évidence, un thérapeute – expérimenté ou non – n’est pas forcément capable « d’encaisser tout » sans être impacté. Des études ont montré que les métiers de l’accompagnement attirent plus souvent des personnalités empathiques. Or, c’est précisément ces individus qui seraient les plus susceptibles de déclencher de l’épuisement et d’aller jusqu’au burnout. 

Professionnalisme et posture face aux clients :

Un thérapeute qui dispose d’une supervision baisse

  1. le risque de faire porter – inconsciemment – à ses clients ses propres émotions, peurs ou angles morts. 

  2. le risque de dégrader sa santé personnelle.

Qui suis-je pour vous parler de cela ?

Je suis Clairanne Leroudier, praticienne en psychothérapie et Coach business — Coach de Coach & de Thérapeutes — depuis 26 ans. Dès 1999 j’ai accompagné les deuils, les traumatismes, ainsi que le pardon. Après 15 ans d’exercice de la psychothérapie à Ajaccio, j’ai choisi le business coaching pour soutenir les développeurs de projets ambitieux, les solopreneurs, en particulier les thérapeutes.
Je suis fascinée par le potentiel des émotions — pour le meilleur et pour le pire — et par les huiles essentielles. Ce qui fait qu’en 2021, j’ai créé un protocole d’équilibrage du système émotionnel en 21 jours. Plus de 1000 personnes l’ont déjà testé et approuvé. Les retours sont fous ! Même pour les deuils.

Je vous en parlerai dans mon prochain mail. Stay tuned !

 

👉 SUPERVISION :

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*Sources : Annabelle Siebert, Thomas Schnell, Janina Lehmann et al., Scientific Reports, 3 septembre 2026. Lire l’étude scientifique